Jean-Ernest Célestin, initiator of the bike brigadeJean-Ernest Célestin, l’initiateur de la brigade à vélo

The Haitian Police’s Bike Brigade – created in 2013 – arouses the curiosity of the man-on-the-street and the interest of police officials who see it as a new way to ensure safety and get closer to communities. A member of the Canadian police contingent of MINUSTAH – of Haitian origin – is the man behind the concept… Jean-Ernest Célestin returned to his roots to serve his Haitian brothers and sisters in a very unusual way… What follows is a portrait sketch…

Every Wednesday, Jean-Ernest Célestin visits the police commission in Cité Soleil …
The objective: to visit his fellow officers practicing in this commune deemed hot ‘ from a security point-of-view.
« We meet at least once a week to make an inventory and get informed of the situation, » said the Canadian policeman, under the gaze of two Haitian colleagues – both members of the commune’s Bike Brigade within the National Police of Haiti (PNH).

Photo UN/MINUSTAH

Photo UN/MINUSTAH

For the success of this project that’s so dear to him, Célestin spares no effort…

Colleagues return the favor: « Jean-Ernest is a man of the field, » says Cédernier Jean, a member of the Bike Brigade in Cité Soleil, who appreciates the weekly meetings with his MINUSTAH colleague. « He visits us often and works in collaboration with officials of the PNH so that the Bike Brigade project succeeds, » adds Jean-Fritznel Leger, chief of staff at the Cité Soleil police HQ.

Jean-Ernest Célestin acquired Canadian citizenship after leaving Haiti at the age of six. But this native of Croix-des -Bouquets, in Haiti’s capital, remains fluent in Creole, an asset he uses on a daily basis to blend into the ranks of the PNH, his working partner.

Back at the office, within the Community Policing Unit of the United Nations (UNPol), Célestin rushes to open the doors of a small warehouse to show-off, proudly, new off-road bikes, arranged in serried ranks against a wall. « We just received 80 bicycles from the Montreal police department, » says the officer. « All these bikes will be distributed to specialized police officers throughout the country after training on the operations of the Bike Brigade, » he explains.

Photo ; Jonas Laurince UN/MINUSTAH

Photo ; Jonas Laurince UN/MINUSTAH

Part of MINUSTAH since February 2013, Celestin led several UNPol units, but his heart really beats for the Community Policing Unit – which he has led since last July.

Creating a Bike Brigade to bring the police closer to the community is a project that matured during several trips to Haiti… Initially in 1998, with the United Nations Civilian Police Mission in Haiti (MIPONUH), then a few days after the earthquake of January 12th 2010… « I was part of a team of Canadian police officers who came to the aid of Haitians, » he recalls.

« Jean-Ernest is the first police officer of Haitian origin to return to his roots for the UN.
In effect, he is an example for the Haitian police, » said Claude Mitton, one of his teammates. Patrick Désulmé, a Canadian policeman of Haitian origin (like Célestin) adds that « Jean-Ernest is humble and open to criticism – someone who can work with his team well into the night. »

His day starts at 5am listening to Canadian and Haitian news to ensure that all is well in the two countries where his relatives live. Every day of the week, he is at work at 7am. Indeed, the UN police work seven days a week; « For us every day is Monday! » he jokes.

At the office, meetings with colleagues from the UN and PNH follow one-after-another. Then, Jean-Ernest visits the communes where the Bike Brigade is already operational. It’s here that he plans future deployments of the Brigade – and the training of new agents. « Right now, we are concentrating on Port-au-Prince and Carrefour, » he says.

Photo UN/MINUSTAH

Photo UN/MINUSTAH

Henceforth, the work of the Brigade is part of the curriculum for cadets at the Police Academy of Port-au-Prince. This is a source of great pride for Célestin who sees this as a recognition of the importance of community policing for the safety of his country of origin, and a recognition, of his own personal efforts.

Thousands of kilometers from Canada, Jean-Ernest Celestin remains close to his wife and five children: « We communicate by SMS during the day – and at night by phone or Skype, » he says. Already, he dreams of bringing his Montreal family to Haiti, « so that they can discover this beautiful country » that gave birth to him… And, perhaps, together, they can explore the streets of Port-au-Prince – on bike!

Jonas LaurinceLa brigade à vélo de la police Haïtienne, créée en 2013, suscite la curiosité des passants et l’intérêt des responsables de la police qui voient là une nouvelle manière d’assurer la sécurité et de se rapprocher des communautés. C’est un policier canadien de la MINUSTAH d’origine haïtienne qui se cache derrière le concept. Jean-Ernest Celestin est revenu vers ses racines pour servir ses frères haïtiens d’une autre manière. Son portrait.

Comme tous les mercredis, Jean-Ernest Célestin se rend au commissariat de Cité Soleil. Objectif : rendre visite à ses confrères policiers en exercice dans cette commune réputée ‘chaude’ du point de vue sécuritaire. « On se rencontre au moins une fois par semaine en vue de faire l’état des lieux et de nous informer de la situation », explique le policier canadien, sous le regard de deux confrères haïtiens, membres de la brigade à vélo de cette commune au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

Photo UN/MINUSTAH

Photo UN/MINUSTAH

Pour la réussite de ce projet qui lui est cher, Celestin ne ménage aucun effort. Ses collaborateurs le lui rendent bien. « Jean-Ernest est un homme de terrain », remarque Cédernier Jean, agent de police à vélo à Cité Soleil qui apprécie ses rencontre hebdomadaire son collègue de la MINUSTAH. « Il nous rend visite souvent et travaille en collaboration avec les responsables de la PNH pour que ce projet de Police à velo réussisse », ajoute le responsable du personnel au commissariat de Cité Soleil, Jean-Fritznel Leger.

Jean-Ernest Celestin a acquis la nationalité canadienne après avoir quitté Haïti à l’âge de 6 ans. Mais ce natif de Croix-des-Bouquets, dans la capitale haïtienne, parle couramment le créole, un atout qu’il utilise quotidiennement pour se fondre dans les rangs de la PNH, son partenaire de travail.

De retour au bureau, au sein de l’Unité de police communautaire des Nations Unies (UNPol), Celestin s’empresse d’ouvrir les portes de son petit entrepôt pour montrer, fier, des vélos tout-terrains neufs adossés en rangs serrés contre le mur. « On vient de recevoir 80 bicyclettes du service de police de Montréal », se réjouit le policier. « Toutes ces bicyclettes vont être distribuées à des agents spécialisés à travers les commissariats du pays après une formation sur le fonctionnement de la brigade à vélo », précise-t-il.

Photo ; Jonas Laurince UN/MINUSTAH

Photo ; Jonas Laurince UN/MINUSTAH

A la MINUSTAH depuis février 2013, Celestin a dirigé plusieurs unités de UNPol, mais son cœur bat pour la Police communautaire, qu’il dirige depuis le mois de juillet.
Créer une brigade à vélo pour rapprocher la police de la communauté est un projet qui a muri lors de plusieurs séjours en Haïti. D’abord en 1998 dans la Mission de la Police civile des Nations Unies en Haïti (MIPONUH), puis quelques jours après le séisme du 12 janvier 2010. « Je faisais partie d’une équipe de policiers canadiens venus en aide aux haïtiens », se rappelle-t-il.

« Jean-Ernest est le premier policier d’origine haïtienne à être retourné à ses racines pour l’ONU. Il est un exemple pour les policiers d’origine haïtienne », dit Claude Mitton, un de ses coéquipiers. Patrick Désulmé, policier canadien haïtien d’origine comme lui, ajoute que « Jean-Ernest est un décideur humble et ouvert aux critiques et qui peut avec son équipe travailler très tard dans la nuit ».

Au quotidien, sa journée débute à 5 heures du matin avec l’écoute de l’actualité haïtienne et canadienne pour s’assurer que tout va bien dans les deux pays où vivent ses proches. Chaque jour de la semaine, il est au travail à 7 heures. En effet les policiers de l’ONU travaillent sept jours sur sept. « Pour nous chaque jour est lundi », plaisante-t-il.

Au bureau, les réunions avec ses collègues de l’ONU et de la PNH s’enchainent. Puis, chaque jour, Jean-Ernest visite les communes dans lesquelles la brigade à vélo est déjà opérationnelle.

C’est là qu’il planifie les prochains déploiements de la brigade ainsi que la formation de nouveaux agents. « Pour l’instant on met le cap sur Port-au-Prince et Carrefour », dit-il.

Photo UN/MINUSTAH

Photo UN/MINUSTAH

La brigade fait désormais partie du curriculum des cadets à l’Académie de police de Port-au-Prince. Une fierté pour Celestin qui voit là une reconnaissance de l’importance de la Police communautaire dans la sécurité de son pays d’origine, et de ses efforts personnels.

A des milliers de kilomètres du Canada, Jean-Ernest Célestin se fait proche de ses cinq enfants et de son épouse. « Nous communiquons pendant la journée par SMS et la nuit au téléphone ou par Skype », explique-t-il. Déjà, il rêve de retrouver sa famille à Montréal, pour un jour, « leur faire visiter ce beau pays » qui lui a donné naissance.

Et, peut-être, parcourir les rue de Port-au-Prince à bicyclette…

Jonas Laurince

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