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La commémoration de la Journée de l’Enfant en Haïti
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MINUSTAH.ORG Bureau de l'Information Publique
Publié le 11/22/2007
 

A l’instar de Port-au-Prince, la journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre,  a été l’occasion de rassembler enfants et autorités locales dans les CMM de plusieurs villes du pays...


22 novembre 2007

A l’instar de Port-au-Prince, la journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre,  a été l’occasion de rassembler enfants et autorités locales dans les CMM de plusieurs villes du pays : Les Cayes, Gonaïves, Cap-Haitien, Miragoâne, Jérémie, Port-de-Paix  et Hinche. Divers exposés relatifs aux enfants ont ponctué la journée. Ils étaient des centaines d’enfants de tous âges à prendre part aux différentes festivités, dont des jeux, des activités culturelles, des projections de films-documentaires, organisées à cette occasion.

Une quarantaine d’enfants démunis âgés de 5 à 15 ans en compagnie du directeur départemental du Sud du Ministère des Affaires Sociales et du Travail, Pierre Yves Jean Charles, se sont rendus au Centre Multimédia (CMM) de la ville des Cayes pour célébrer la Journée internationale de l’Enfant. L’événement a été conjointement organisé par les Sections Droits de l’homme, de  la Justice et des Affaires civiles de la MINUSTAH.

Soulignant les difficultés auxquelles font face nombre d’enfants haïtiens, M. Jean Charles a rappelé l’obligation de fournir aux enfants un encadrement propice à leur développement social et culturel «Nous devons tous combattre les privations auxquelles les enfants de rue et ceux vivant en domesticité font face tout en faisant de notre mieux pour les soustraire à ces modes de vie », a-t-il martelé.

Suite aux différentes interventions, un documentaire sur les conditions de vie des enfants faisant parti de gangs à Cité Soleil a été projeté. Ceci a eu pour effet la revendication par les enfants du droit d’être protégé de la violence et de vivre en paix. Ils soulignent que les conflits armés ne doivent concerner que les adultes. 

Au cour de la pause café sur fond d’animation musicale qui s’en est suivie, des livres à colorier et des crayons de dessin ont été distribués aux plus petits tandis que les plus âgés poursuivaient leurs commentaires sur les activités de la journée.

A Port-de-Paix, film-documentaire et débat sur le droit des enfants

Au Centre Multimédia de la MINUSTAH à Port-de-Paix, a été célébré le 18eme anniversaire de la Convention sur les droits de l’enfant. Une trentaine d’enfants provenant de diverses organisations de la société civile, des autorités locales et des responsables de la MINUSTAH y ont assisté.

L’assistance a eu droit à la projection du film-documentaire : «Enfance ternie » suivi de débat. Au cours des échanges, les enfants ont exprimé à travers des mots, des dessins et des écrits, leurs souhaits relatifs à la protection de leurs droits.

Pour l’essentiel, les enfants veulent aller à l’école, être protégés de la violence et vivre dans un environnement sain. « Mon rêve, c’est de voir la construction d’un grande maison où pourront loger tous les enfants de la rue », explique une fillette âgée d’environ 10 ans.

Quant aux responsables d’institutions publiques et des ONG, ils ont mis l’accent sur la nécessité de protéger les enfants ou affirment leurs engagements à se battre pour la cause des enfants. Ainsi, le responsable départemental de l’Institut du Bien-être Social et de la Recherche (IBESR), Anostin Justal, a fait remarquer que « l’enfant est quelqu’un qui est faible et qui a besoin du soutien et de la protection des plus grands ».

Parlant au nom de la Délégation départementale du Nord-ouest, le Vice-Délégué, Saül Joseph, a assuré les enfants de l’engagement de la Délégation à « tout mettre en œuvre pour la protection de leurs droits ». Pour sa part, M. Justal a rappelé aux enfants qu’ils ont, certes des droits, mais aussi des devoirs.

La distribution de Tee-shirts et de sacs de classe et l’exécution, par les enfants, des chants en faveur de la protection de leurs droits, clôturaient les festivités dans le département du Nord-Ouest.

Jérémie : un colloque interactif sur les droits des enfants

A Jérémie, la célébration de la Journée Internationale des droits de l’enfant a été surtout marquée par l’organisation d’un colloque interactif. Une trentaine d’enfants venus de plusieurs écoles et orphelinats du département, ainsi qu’une vingtaine de représentants d’institutions publiques et d’organisations de la société civile y participaient.

Intervenant en la circonstance, Abdou Ousmane, du bureau régional des Affaires civiles a présenté l’évolution de la question des droits de l’enfant au niveau des Nations Unies. Passant en revue les points clés de cette convention, il a soutenu que « même si les parents sont en conflit, il faut respecter les intérêts supérieurs des enfants en évitant toute forme de privation et discrimination contre eux ».

Me Gladys Saint Jean, Directrice régionale du Ministère à la Condition Féminine, a de son coté plaidé en faveur d’un plan stratégique national pour enrayer la délinquance juvénile en attaquant à la base le phénomène des enfants de la rue. Elle soutenait que « les enfants abandonnés non seulement vivent dans des conditions très difficiles mais risquent aussi de pratiquer violence ».

Des activités socioculturelles aux Gonaïves
 
Exposé sur le respect des droits de l’enfant, chants et une chorégraphie de danse constituent les principales activités figurant au menu de la célébration de  la Journée Internationale de l’Enfant, aux Gonaïves.  Plus d’une cinquantaine d’enfants ont pris part à cette cérémonie.
 
Utilisant une méthode interactive, Berthaud Dorismond de la Section des Droits de l’homme de la MINUSTAH, dans l’Artibonite, a présenté les notions de base des droits et des devoirs des enfants. « Vous avez des Droits et aussi des devoirs » a-t-il  expliqué aux enfants.

La troupe de danse folklorique « Aurore du Matin », constituée d’enfants de Jubilée, un ancien quartier chaud des Gonaïves,  ont tenu en haleine le public pendant une dizaine de minutes. « Les enfants sont des humains, il faut les traiter comme tels », ont chanté les enfants, en cette occasion.

Au Cap-Haïtien, des enfants réfléchissent sur le respect de leurs droits en Haïti

Des enseignants et des enfants de plusieurs établissements scolaires de la ville, ont réfléchi sur la problématique du respect de la convention des droits de  l’enfant en Haïti. Des autorités locales, celles de la MINUSTAH et des membres de la société civile ont participé à ces réflexions.

Via un exposé sur PowerPoint, Régis Mamet, responsable régional des droits humains de la MINUSTAH, a présenté la convention relative aux droits de l’enfant. Au cours du débat qui y faisait suite, les questions des enfants portaient sur le droit à l’éducation, à la santé, aux loisirs. La problématique des enfants placés en domesticité et des enfants démunis a également été abordée.

Dans l’après-midi, à l’initiative des casques bleus, des activités récréatives ont été organisées au bénéfice de plus de 500 enfants. Projection de dessins animés, manèges, tennis de table, volley-ball, football, basket-ball, distribution de nourriture figuraient entre autres au menu de cette journée de fête. « C’est pour la première fois que je me suis autant amusée», s’est exclamée Sabrina Edouard, une fillette de 7 ans.

Cette journée a offert aux autorités l’occasion de se rendre compte de la nécessité de vulgariser la convention relative aux droits de l’enfant. Des institutions engagées dans l’encadrement ou la prise en charge des enfants ignoraient l’existence de cette convention.

Des ateliers de réflexions sur les problèmes des enfants du Plateau Central

Une quarantaine de jeunes, aux cotés des représentants de la MINUSTAH, des organisations de défense de droits de l’homme et des organisations de femmes, ont pris part aux activités commémorant la Journée internationale des Enfants dans le département du Centre.

Six groupes de travail se sont penchés sur diverses questions touchant la situation des enfants n’ayant pas accès aux besoins de base tels que l’éducation, la santé et la nourriture. La situation des enfants vulnérables telle enfants en domesticité (Restavek), enfants des rues et enfants démunis, enfants victimes des abus sexuels, enfants membres des groupes armés, enfants orphelins et enfants handicapés, a également été l’objet de réflexion.

Dans ses propos introductifs, se prononçant sur la situation des enfants, le chef du bureau régional de la MINUSTAH, Emilio Castaneda, a déclaré : « cette journée doit interpeller tout un chacun à réfléchir sur la situation des enfants. Ils sont les potentielles victimes de tous les marasmes sociaux et économiques. Ils méritent un meilleur encadrement et des traitements plus humains ».

La célébration s’est terminée par la projection de films réalisés par la MINUSTAH : les enfants perdus à Cité Soleil, l’enfance ternie (Restavek) et les enfants victimes de viols.

Célébration de la Journée  internationale des droits de l’enfant à Miragoane

C’est autour du thème, «Tout timoun se timoun, respekte dwa yo san patipri », qu’à l’initiative de la Section des Affaires civiles de la MINUSTAH et le Centre Multimédia, a été célébré de la journée internationale des droits de l’enfant. Plus d’une cinquantaine de participants dont des responsables de l’appareil Judiciaire, de la Police nationale d’Haïti (PNH), de la Mairie, des enseignants et surtout des élèves issus de plusieurs établissements scolaires de Miragoane ont pris part à cette activité.

Jean Marc Petit Frère, de l’établissement scolaire Ernst Cassy et lauréat d’un concours de dessins organisé par la MINUSTAH, commentant son œuvre, a pointé du doigt les différences de traitement entre l’enfant de la maitresse de maison et celui  qui vit en domesticité. « Le premier peut se relaxer  et le dernier n’a pas droit aux loisirs », a-t-il en effet déclaré.

Une élève de l’Ecole Notre Dame de Lourdes, s’exprimant au nom de ses collègues, suite aux interventions mettant en exergue les droits inaliénables des enfants, s’est dit « fière de participer à la célébration ». Tout en interpellant la conscience des autorités, elle dit « espérer que les droits des enfants démunis seront respectés ».

Une projection sur la situation des enfants soldats à Cité Soleil et des enfants en domesticité a renforcé la conviction de l’assistance sur la nécessité de faire quelque chose.

La remise des prix aux gagnants du concours de dessins de la MINUSTAH et la présentation de chorégraphiés et de sketches ont clôturé cette journée.