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Des jeunes de Fort-Liberté sensibilisés sur la non-violence
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MINUSTAH.ORG Bureau de l'Information Publique
Publié le 11/19/2007
 

Une trentaine de jeunes de la ville de Fort-Liberté (dans le Nord-Est) ont pris part jeudi 15 novembre 2007 à une rencontre au Centre Multimédia de la MINUASTAH à Fort-Liberté. Objectif : être informé et sensibilisé sur la non-violence.


19 novembre 2007

Une trentaine de jeunes de la ville de Fort-Liberté (dans le Nord-Est) ont pris part jeudi 15 novembre 2007 à une rencontre au Centre Multimédia de la MINUASTAH à Fort-Liberté. Objectif : être informé et sensibilisé sur la non-violence.

Deux communications ont ponctué cette après-midi d’échanges: d’abord celle de faites part Collette Toé Paré et Maismy Mary Fleurant de la Section des droits de l’Homme sur le thème « la nécessité de promouvoir la non-violence chez les jeunes ». Ensuite, l’intervention de Mme Imose Gédéon Joseph, coordonnatrice départementale du Ministère à la Condition féminine est au droit de la femme sur « les types de violence les plus courant et leurs causes ».

« Les jeunes constituent l’avenir d’un pays ; il est indispensable de jeter les bases d’une société moins violente en cultivant chez eux la non-violence », a déclaré Toé Paré pour qui « les parents, les éducateurs et tous les adultes ont cette responsabilité». Aussi, Mme Toé Paré s’est-elle interrogé : « comment des parents qui se battent régulièrement peuvent-ils donner le bon exemple à leurs enfants ? »

De son coté, Maismy Mary Fleurant a déclaré «Haïti doit gagner. Nous pourrons tous vaincre la violence et retrouver la sérénité d’antan, en prenant en exemple Mahatma Gandhi et Martin Luther King ».

Abordant la question des types de violences connus dans la société haïtienne, Mme Imose Gédéon Joseph a déclaré « les diverses formes de violences familiales c'est-à-dire des parents sur leurs progénitures, à l’école, dans les prisons et autres ne sont que les reflets des diverses crises identitaires que le pays a traversées ». Et Mme Joseph de poursuivre : « les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer dans la prévention des violences. A titre d’exemple, longtemps, les auteurs des viols (localement appelé kadejak) n’étaient jugés que pour délit. Aujourd’hui le législateur a fait de cet acte un crime plus sévèrement puni. Ceci va avoir pour conséquence de freiner cette violence dans la communauté. »

Des discussions qui ont suivi, les participants ont estimé qu’il conviendrait de faire plus de campagnes de sensibilisation auprès des jeunes. « Pour cultiver la non-violence, il faut connaître d’abord les types de violences que nous subissons car c’est monnaie courante dans notre société », a déclaré pour sa part James Bélizaire, élève du lycée de Fort-Liberté qui participait à cette rencontre. Et comme il le fait observer, « les enfants en domesticité qui subissent tant de violence physique que morale, ceux des zones reculées qui n’ont pas la chance d’aller à l’école sont des terrains fertiles sur lesquels peuvent pousser les violences ».