Le Centre Multimédia de la MINUSTAH à Port de Paix a organisé, le 07 novembre, une formation sur la protection de l’environnement. Cette action est menée en collaboration avec l’Initiative Citoyenne du Nord-Ouest pour la Démocratie et le Développement (ICINOD).
Cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser les membres des organisations locales sur l’importance de la protection de l’environnement. Plus d’une cinquantaine de dirigeants et membres d’organisations de la société civile, des professeurs, des techniciens en agriculture, ont pris part à cette activité.
«Dans la nature, tout est question d’équilibre et d’harmonie. Les inondations et autres sécheresse sont les conséquences de la rupture de l’harmonie entre les principales composantes de la nature », a déclarée Jane Wynne, formatrice de la séance. Selon elle, trois instances président à la sauvegarde de l’environnement : les producteurs (plantes), les consommateurs (hommes et animaux) et les transformateurs (microbes). « Il importe d’agir, pour éviter la disharmonie entre ces trois instances. Il s’agit d’une question de survie pour notre pays, pour la planète », a-t-elle- précisé.
Par ailleurs, certains participants ont manifestés leurs inquiétudes par rapport à l’interdiction de la coupe des arbres, une activité jugée comme l’unique source d’énergie de la plupart des familles vivant à la campagne et dans les villes. Une des solutions, d’après Jane Wynne, réside dans le recyclage. « Il faut que nous apprenions à recycler, car la vie est un recyclage permanent».
Séance tenante, Mme Wynne a fait une démonstration de transformation de papier et autres déchets agricoles en briquettes de charbon. « Deux petits morceaux de ces briquettes peuvent cuire du riz pour toute la famille. En outre, elles font moins de fumée et cuisent plus vite que le charbon de bois », souligne-t-elle.
Les participants ont encouragé la vulgarisation de cette technique pour empêcher la coupe des arbres dans le pays. « Ce type d’expérience doit être enseignée dans toutes les écoles. Cela pourrait sauver notre pays, confronté à une dégradation sérieuse de son environnement », de l’avis un professionnel de l’Information.