Au Centre Multimédia de Jérémie, ce vendredi 21 septembre, a été commémorée la Journée internationale de la Paix en présence d’une soixantaine de personnes. Cette cérémonie a été suivie d’une marche pour la Paix réunissant plus de 800 personnes venues de plusieurs écoles, d’institutions étatiques et des organisations de la société civile.
Au Centre Multimédia de Jérémie, ce vendredi 21 septembre, a été commémorée la Journée internationale de la Paix en présence d’une soixantaine de personnes. Cette cérémonie a été suivie d’une marche pour la Paix réunissant plus de 800 personnes venues de plusieurs écoles, d’institutions étatiques et des organisations de la société civile.
Plusieurs officiels de la ville et de la MINUSTAH ont pris part aux festivités. Entre autres, le Vice-Délégué de l’Arrondissement de Jérémie, Mézil Pergoles, le maire adjoint, Pierre-louis Garnier, le chef Régional de la MINUSTAH, Mme Nharebat Nancaia Intchasso et le Directeur départemental de la Police Nationale D’Haïti, Hervé Julien.
Le maire adjoint, dans son discours de circonstance, a prôné le triomphe des règles du Droit et de la Justice. «Soyons prêt à pardonner, fuyons la haine » a-t-il souligné à la fin de son message. Pour sa part, le Vice–Délégué a appelé la population de Jérémie à contribuer à la consolidation du processus de paix en cours, qu’il a présenté comme « une responsabilité devant être partagée par tout le peuple haïtien ».
Le chef Régional de la MINUSTAH, rappelant que « la paix reste une priorité pour l’organisation des Nations Unies (ONU) », a fait observer que « le processus de stabilisation en Haïti doit être renforcé ». Madame Nharebat Nancaia Intchasso a pour sa part donné lecture du Message du Secrétaire général de l’ONU adressé aux peuples du monde dans lequel elle a notamment signalé: « la Journée Internationale de la Paix se veut (…) une journée de cessez-le-feu dans le monde entier, un répit de 24 heures pour les populations en proie à la peur et à l’insécurité dans le pays ».
Abordant le contexte social, une Représentante des organisations de femmes de la Grande Anse, Nicole Pierre-Louis, a déclaré: « il faut beaucoup faire pour émanciper les femmes confinées dans les stéréotypes fabriqués par les hommes». Selon elle, de pareilles attitudes sont susceptibles de fragiliser la paix au sein de la famille et la communauté.
Pour Francesca Jeune, âgée de 15 ans et Représentante des enfants de Jérémie en la circonstance, «les enfants aimeraient vivre dans une atmosphère sereine où les armes se taisent la nuit et le jour, là où les enfants peuvent se rendre à l’école avec la quiétude de esprit. La paix est l’un des meilleurs cadeaux que le pays, la société, les dirigeants et les familles peuvent offrir aux enfants »
La commémoration s’est terminée par une marche à travers la ville et la mise en terre de deux arbustes symbolisant la paix. Ensuite, une minute de silence a été observée a midi (12 heures locales), pendant laquelle une Chaîne pour la Paix a été formée par les participants.