Les casques bleus du contingent jordanien ont offert, le 27 août à Port-au-Prince, des sacs d’école et des fournitures scolaires aux mineures incarcérées à la prison civile de Pétion-Ville. Cette action a été faite en prélude à la rentrée scolaire, le 3 septembre prochain.
La distribution de fournitures scolaires au profit des mineures incarcérées à la prison de Pétion-Ville entre dans le cadre du projet de rattrapage scolaire mis en oeuvre par l’Unité de Protection de l’Enfant de la MINUSTAH, en partenariat avec l’AVSI, une ONG italienne, et en collaboration avec la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP).
Au total, 29 détenues de la prison civile de Pétion-Ville ont pu bénéficier de cette action de bonne volonté de la part des soldats jordaniens. Ces dons sont constitués, entre autres, de sacs d’école, de cahiers, de crayons, de règles et de crayons de couleur. S’exprimant au nom du bataillon lors de la cérémonie de remise des lots, le Colonel Hamid Alhamaydeh a souligné que «cette action a pour objectif de faire savoir à ces enfants que nous prenons à coeur leurs situation et manifestons notre solidarité». En tant que soldat de la paix, il s’agit pour nous de leur apporter un peu d’espoir ».
Pour le chef de l’Unité de Protection de l’Enfant de la MINUSTAH, Massimo Toschi, « le projet de rattrapage scolaire, qui a pour vocation de faciliter la réhabilitation des mineures filles, se justifie par le fait qu’aucun projet n’était disponible au bénéfice des pensionnaires de cet établissement pénitencier, contrairement à ceux ces garçons ». Aussi, ce projet permet-il aux mineures incarcérées de purger leur peine tout en bénéficiant des programmes d’alphabétisation.
Nommé « Fleurs dans la poussière », le projet consiste à dispenser des cours d’éducation de base et de formation professionnelle à ces mineures. En plus des cours quotidiennement dispensés par deux enseignants, un appui psychologique leur est apporté.
Soulignant le bien-fondé de cette action, Marjorie, une détenue et bénéficiaire de cette action, a fait remarquer que « lorsque nous étions libres, certains d’entre nous suivaient des cours dans des établissements scolaires. Aujourd’hui, la majeure partie des détenues ont tout oublié ce qu’elles avaient appris. Aussi, cette action vient-elle à point nommée car les détenues passaient la majeure partie de leur temps à ne rien faire ».
Selon M. Toschi, « la prochaine étape de cette action est d’œuvrer à la libération des mineures ». A cet effet a été mis sur pied un groupe de travail sur la détention prolongée des mineurs, auquel participent les Sections Justice et de Protection de l’Enfant de la MINUSTAH, ainsi que l’UNICEF.