A Hinche, dans le département du centre, la pénurie d’eau affecte parfois l’hygiène de l’hôpital Sainte Thérèse. Un Projet à Impact Rapide (QIP) de la MINUSTAH permettra d’améliorer la récupération et le stockage de l’eau souterraine et pluvieuse dans cet établissement sanitaire.
Chaque année, à la saison sèche, l’hôpital Sainte Thérèse de Hinche se heurte au problème d’alimentation en eau. « Il nous faut parfois avoir recours au pompage dans la rivière pour trouver de l’eau de nettoyage », explique Estimphile EUSTACHE, administrateur de l’hôpital. A d’autres périodes de l’année, par contre, l’excès d’eau provoque des crues de la rivière qui endommagent le dispositif du Service National d’Eau Potable (SNEP). « Une panne du système équivaut souvent à trois voire quatre mois sans alimentation en eau », poursuit M. Eustache.
Pour que l’eau soit disponible en permanence, la MINUSTAH a financé un projet de renforcement du système hydraulique de l’hôpital, pour un montant de 772.000 gourdes. Ce projet est réalisé par la Coopération Technique Allemande (GTZ) « Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit ».
Il s’agit, concrètement, de permettre le stockage de l’eau en construisant un réservoir qui devrait recueillir non seulement l’eau des nappes phréatiques, grâce au forage d’un puits, mais également l’eau des pluies, avec l’installation d’un système de gouttières sur le toit de l’établissement.
Du fait de l’expansion de la population de la ville et la vétusté du système de distribution d’eau, les abonnés de Hinche ne sont alimentés que trois fois par semaine, pendant quelques heures, à un prix relativement élevé par rapport au pouvoir d’achat des foyers. Ce projet est le troisième en rapport avec l’eau que la MINUSTAH finance dans le chef lieu du département du Centre.
Sur les quelque 300 projets à impact rapide financés, depuis 2004, par la MINUSTAH à travers tous les départements du pays, 68 sont relatifs à l’eau pour un montant total de 621.784 USD.