Plusieurs associations de planteurs, groupements de paysans et techniciens agricoles du Plateau Central ont participé à une formation sur la production végétale, au Centre Multimédia de la MINUSTAH de Hinche, le lundi 30 Juin 2008. Les 16 femmes et 36 hommes, en majorité des planteurs venus de différentes localités du Plateau Central, ont étudié ensemble l’importance de la « Culture maraîchère ». Le séminaire a été animé par l’agronome Joseph Jéchonias.
« Cette activité vise à encourager la production locale. Il s’agit notamment de promouvoir la culture végétale, particulièrement la culture maraîchère par la mise à disposition des participants, les connaissances techniques nécessaires», a fait remarquer l’intervenant principal à cette activité, l’agronome Joseph Jéchonias.
Les participants ont d’abord été formés sur les connaissances techniques relatives à la culture de l’aubergine ainsi que sur les vertus de cette plante. D’après l’Agronome Jéchonias Joseph, l’aubergine est l’une des plantes qu’on peut utiliser dans le traitement de diverses pathologies. « Une tisane à base de petites tranches de l’aubergine est efficace dans le traitement du cholestérol. Un rafraichissement à base de l’aubergine peut aussi aider à résoudre des problèmes de picotement », signale-t-il.
Dans un deuxième temps, l’intervenant a expliqué l’importance de la culture de la carotte et les connaissances techniques liées à cette culture. « Elle est riche en vitamine A, permet de résoudre les problèmes de la peau et aide à la protection des yeux » a déclaré Jéchonias Joseph.
L’agronome Jéchonias a également mis en exergue l’importance de la culture du pois. Son intervention a permis de savoir pourquoi il y a autant d’intérêt pour cette culture en Haïti. « D’après les données fournies par les responsables du Ministères de l’agriculture, il y a plus de quatre vingt sept milles (87) hectares de terres cultivés en pois en Haïti. La consommation nationale requiert 1.601600 barriques de pois. Donc, plus de la moitié est importée », a-t-il renseigné.
En ce qui a trait à l’importance du pois, l’intervenant a fait remarquer que « le pois, c’est la viande du peuple. Il renferme beaucoup de protéines. Il peut être consommé avec des céréales (blé, mais, petit mil, riz etc.) Après récolte, les friches de pois peuvent servir de nourriture pour des bœufs et des cabris. Les friches de pois peuvent aussi être décomposées pour faire des compostes », a-t-il souligné.
La consommation de pois sert de remède pour des maladies telles diabète, affections rénales, problèmes de grossesse et douleurs aux os.
La consommation végétale, quelle soit de l’aubergine, de carottes et du pois produit des protéines que l’on peut trouver dans les viandes. Elle peut aussi remplacer la consommation de viande et aide davantage à mieux rester en bonne santé.
Parlant des conditions de production de ces légumes a informé que « dans la culture maraichère, chaque espèce requiert un soin bien particulier. Il y va aussi pour la culture de l’aubergine, la culture de carotte et la culture du pois ». « Il s’avère important pour les planteurs de choisir de très bonnes semences, de bien préparer les pépinières et la surface cultivable, de posséder des outils de travail et de connaître les remèdes écologiquement efficaces pour faire face aux ennemis de la culture maraîchère comme les insecticides, les fongicides etc. », a poursuivi l’intervenant.
Cette activité aidera les agriculteurs et les associations de planteurs de la région à être mieux imbus des connaissances techniques relatives à la culture maraîchère et ainsi parvenir à se défaire de leur dépendance liée à l’importation de l’aubergine, de carottes et du pois.