Une journée de travail sur les méthodes de traitement de l’eau a été organisée au Centre Multimédia de Miragoane, le 1er juillet, avec la participation de 53 personnes, en majorité des pères et mères de famille représentant des organisations de la société civile. Cet atelier organisé par les militaires du bataillon Uruguayen de la MINUSTAH a permis aux participants de se renseigner davantage sur les différentes techniques de purification de l’eau.
« La propreté ou la transparence de l’eau ne donne aucune garantie qu’elle n’est pas contaminée. Elle peut contenir des parasites, des bactéries et même des virus, qui sont des microorganismes générateurs de plusieurs maladies », a expliqué Juan Valente, Ingénieur responsable du traitement de l’eau pour le contingent. Parmi les maladies causées par l’usage des eaux non traitées figurent la diarrhée, le choléra, la typhoïde, l’hépatite infectieuse et la dysenterie amibienne.
L’eau brute extraite d’une source de captage ou de rivière nécessite différentes étapes pour être potable, révèle M. Valente. « La purification de l’eau passe très souvent par 5 étapes, dont la coagulation, la floculation, la sédimentation, la filtration et la désinfection », disait-il.
Pour sa part, le lieutenant colonel Julio Collazo, Officier des Affaires civiles du bataillon a parlé des facteurs contribuant à la pollution de l’eau, parmi lesquels les matières organiques et inorganiques en décomposition, de la matière fécale et des déchets hospitaliers etc.
Outre les causes susmentionnées, le lieutenant colonel a souligné que certaines actions menées par les hommes contribuent également à la pollution de l’eau. « Le déboisement et la carence subséquente de couverture végétale -- cette dernière entraine des risques d’inondations -- ainsi que la construction anarchique de fosses septiques partout sont d’autres vecteurs facilitant la pollution de l’eau », a-t-il conclu.
Participant à cet atelier, l’agronome Jean Louis Dagobert a pour sa part soutenu que la pollution des eaux est largement enregistrée au niveau de la nappe phréatique. Des gens font, en effet, leurs besoins à ciel ouvert et contaminent les eaux qui filtrent dans le sol. « L’expérience prouve que les matières fécales des personnes et des animaux sont une des principales sources de pollution de l’eau », a-t-il affirmé.
Après avoir passé en revue les différentes méthodes de traitement de l’eau, les femmes présentes à cette journée de formation ont retenu celle consistant à faire bouillir l’eau avant toute consommation. Des tablettes servant à la purification de l’eau et une feuille mentionnant les méthodes de traitement ont été remises à chaque participant à la fin de l’activité en vue de leur rappeler l’importance de toujours traiter l’eau qu’elles utilisent.