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Jérémie : des jeunes planchent sur la prévention de la drogue
MINUSTAH.ORG  | Date de Publication:  06/30/2008 | Articles Divers , Centre Multimédia , Jérémie : Centre Multimédia | MINUSTAH.ORG
30 juin 2008

Pour marquer la Journée mondiale de la lutte contre la drogue, le Centre Multimédia de la MINUSTAH à Jérémie, en partenariat avec le Groupe d’Appui au Développement de la Grand’Anse (GRADEGA), a organisé une conférence-débat sur la prévention de la drogue, le jeudi 26 juin.

Animée par le psychologue Hector Jacques et Me Johel Dominique, ancien Juge d’Instruction à la Juridiction de Jérémie, l’activité a réuni une cinquantaine de jeunes venus de diverses institutions et organisations de la société civile.

Pour le psychologue de l’Hôpital Saint-Antoine de Jérémie, Hector Jacques, «la drogue est comparable au VIH-SIDA dans le sens qu’elle détruit graduellement les globules blancs, provoquant ainsi un déficit dans le système nerveux du consommateur et, très souvent, le développement de comportements anormaux». Le psychologue a par ailleurs ajouté que «la drogue affecte négativement la santé mentale de l’individu et altère chez lui la capacité de penser clairement ou d’être complètement conscient de son environnement présent ».

En terme médical, une drogue est une substance qui, lorsqu’elle est introduite dans un organisme vivant, peut modifier une ou plusieurs de ses fonctions. Elle peut apporter un soulagement temporaire à certains problèmes de santé et fournit à l’organisme une substance qu’il ne peut plus produire lui-même. Certaines drogues produisent des effets secondaires non-désirés. D’autres entraînent une dépendance malsaine ayant des racines tant au niveau physique qu’au niveau psychologique.

Quant à Me Johel Dominique, il a, dans son exposé, abordé l’aspect juridique de la prévention de la drogue. Selon lui, «la drogue peut détruire l’ordre social et déstabiliser un Etat ; c’est pourquoi les pays du monde s’engagent dans la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants ». Selon le juriste, « la loi haïtienne punit les personnes coupables de trafics de stupéfiants de 10 à 30 ans de prison selon la gravité du délit et l’appréciation des magistrats ». 

Répondant à une question de Max Harry André, Membre des scouts d’Haïti, le juriste a rappelé que la police a pour obligation de « lutter contre le trafic illicite des stupéfiants ». En cas de saisie, elle a pour devoir de transmettre « les pièces à conviction (drogue et autres objets) au Commissaire du gouvernement suivant les procédures juridiques », poursuit-il.  D’autre part, le juriste a fait remarquer que l’argent provenant du trafic de stupéfiants « perturbe le fonctionnement du système économique et financière. C’est pourquoi les banques doivent jouer un rôle important dans la lutte  contre le blanchiment de l’argent sale », a-t-il ajouté.

En Haïti, plusieurs institution ont la mission de combattre la drogue. Signalons le Bureau de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD).  Cette Commission a été créée dans le cadre de la loi relative au contrôle et à la répression du trafic illicite de la drogue et établie par arrêté présidentiel en date du 31 mai 2002.