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Notes de point de presse du jeudi 12 juin 2008
MINUSTAH.ORG  | Date de Publication:  06/30/2008 | Points de Presse | MINUSTAH.ORG
Transcription

Points de Presse

Point de presse hebdomadaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), animé par Sophie Boutaud de la Combe, Porte-parole de la Mission et adjointe du Chef du Bureau de la Communication et de l’Information publique, en compagnie du Dr Henriette Chamouillet, Représentante de l’OPS/OMS, du Dr Teresa de la Torre, Chef de l’Unité de santé de l’UNICEF, de Luc Duchesne, Chef adjoint de la Section des affaires civiles de la MINUSTAH et enfin de Fred Blaise, chargé de communication de la UNPOL.

Sophie Boutaud de la Combe (SBdlC) :

Bonjour,

Aujourd’hui nous recevons nos collègues de l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’UNICEF à l’occasion de la réalisation prochaine de la dernière phase de la campagne nationale de vaccination. Je cède la parole au Dr Henriette Chamouillet, représentante de l’Organisation Panaméricaine de la Santé et  de l’Organisation Mondiale de la Santé.

INTERVENTION DE LA REPRESENTANTE DE L’OPS/OMS
Je crois que beaucoup d’entre vous étaient déjà présents lors du lancement de la campagne de vaccination en Haïti. Aujourd’hui, nous allons parler surtout de ce qui s’est passé depuis ce lancement. Vous savez que la campagne de vaccination qui est actuellement en cours est la campagne de vaccination du ministère de la Santé publique que nous (l’UNICEF, la MINUSTAH et l’OPS/OMS) appuyons. C’est donc une affaire haïtienne soutenue par les agences des Nations Unies.

L’OPS/OMS, comme vous le savez, est l’organisation des Nations Unies spécialisée en santé qui soutient les efforts du ministère de la Santé dans sa politique de santé. Une partie de cette politique de santé est les programmes élargis de vaccination qui comprennent la vaccination des enfants contre certaines maladies. Pour réaliser cette vaccination, les pays ont deux méthodes, soit une vaccination faite en routine par les différentes institutions de santé, soit nous pouvons aussi, dans des cas précis, faire des campagnes de vaccination. En général, il faut savoir que les campagnes de vaccination ne représentent pas l’outil que nous aimons le plus pour faire les vaccinations. Mais en Haïti la couverture vaccinale était tellement faible en 2006 – 2007, qu’elle était de l’ordre de 50%. Cela veut dire, en clair, que les services de routine n’étaient pas capables de faire en sorte que le niveau de couverture nationale de vaccination soit suffisant pour limiter la propagation et le contrôle des maladies. Comme vous le savez, et je le rappelle pour ceux qui ne le savent pas, il est nécessaire d’avoir une couverture vaccinale de 95 % pour contrôler et limiter les maladies. Donc, vous imaginez bien qu’à 50%, on est très, très loin, du contrôle de ces maladies. Il a été donc décidé, d’un commun accord entre le ministère de la Santé publique et ses partenaires, d’organiser cette campagne de vaccination qui a démarré l’année dernière.

Actuellement où en sommes-nous ? La quasi-totalité du pays a vu passer la campagne de vaccination, à l’exception du département du Sud, pour des raisons climatiques. Ce sera fait beaucoup plus tard. Et nous avons commencé la campagne de vaccination à Port-au-Prince qui doit se terminer dans deux semaines.

Quels sont les vaccins offerts dans le cadre de cette campagne de vaccination ? Il faut savoir que cette campagne de vaccination se situe dans le cadre beaucoup plus général de rattrapage des vaccins contre la rougeole et la rubéole. Vous savez que les Nations Unies sont divisées par régions ; la région des Amériques, en règle générale, est une région assez bien vaccinée, sauf dans quelques endroits dont Haïti. En particulier, un des objectifs est d’éliminer totalement la rubéole congénitale et la rougeole des Amériques. Donc, il a été décidé de mettre l’accent sur cette campagne, sur une vaccination contre la rougeole et la rubéole dans le cadre de cette campagne de vaccination en zone Amériques.

Néanmoins, cette campagne de vaccination n’est pas limitée à la rougeole/rubéole puisqu’elle a aussi concerné le rattrapage de la vaccination contre la polio (qui est une maladie importante et grave des enfants de moins de 5 ans) et le tétanos.

Je voudrais simplement terminer cette intervention pour dire que premièrement c’est la première phase de cette campagne qui va se terminer prochainement. Car comme dans toutes les vaccinations, il y aura besoin de rappel et il y aura donc un deuxième passage de cette campagne de vaccination. Deuxièmement, il ne s’agit que d’une étape. L’objectif principal d’une campagne de vaccination est de faire un rattrapage du niveau de la couverture vaccinale. Mais les efforts d’Haïti, en matière de vaccination, doivent être beaucoup plus importants à l’avenir et nous comptons sur le ministère de la Santé publique pour reprendre toute sa place en matière de vaccination, afin de faire en sorte d’une part que les vaccinations de routine soient améliorées, et que ces vaccinations de routine puissent absolument augmenter le niveau de couverture vaccinale ; et, d’autre part, que cette couverture vaccinale ne se limite pas à quelques maladies, dont je viens de parler, mais qu’elle soit étendue pas seulement aux enfants et aux femmes enceintes mais à toute la population, que cette vaccination soit généralisée, qu’elle passe d’un statut de vaccination des enfants à un statut de vaccination familiale.

Je le répète, il faut considérer cette campagne comme une première étape pour augmenter la couverture vaccinale. Et même si ces résultats sont très bon actuellement, voire excellents, ce n’est que la première pierre de l’édifice. Tout le travail reste à faire : en augmentant les efforts du ministère de la Santé pour prendre en charge au niveau de la vaccination de routine, cette vaccination des enfants et en commençant à penser à une vaccination des familles, c’est-à-dire, de la population en son entier plutôt que de la réserver aux enfants.

Pour terminer, je voudrais vous dire que je suis bien convaincu que très peu d’entre vous sont correctement vaccinés. Cela veut dire par exemple vis-à-vis du virus de la Polio, puisque le virus circule en Haïti, que vous avez un risque d’être malade vous-mêmes. La polio existe toujours, ce n’est pas une maladie infantile, c’est une maladie de l’adulte également. Donc vous pouvez avoir la polio en Haïti. Vous pouvez transmettre aussi, les femmes en particulier, la rubéole congénitale. Je suis absolument certaine que si je regardais  vos carnets de vaccination, je m’apercevrai que la majeure partie d’entre vous ne sont pas correctement protégés.

Merci beaucoup, nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.

SBdlC : Merci Dr Chamouillet. J’appelle maintenant le Dr Teresa de la Torre, qui va dire quelques mots de cette campagne au nom de l’UNICEF dont elle est la responsable de la Section santé.

INTERVENTION DE LA REPRESENTANTE DE L’UNICEF
Bonjour. Je veux être très brève puisque le Dr Chamouillet a déjà expliqué la situation. Je voudrais simplement remercier toutes les agences qui ont apporté leur support au ministère de la Santé publique pour le déroulement de la campagne, et je voudrais remercier la MINUSTAH pour son appui logistique, très important pour cette campagne. Merci beaucoup.

SBdlC : Merci Dr de la Torre. Nous vous invitons maintenant à écouter Monsieur Luc Duchesne, chef adjoint de la section des Affaires civiles de la MINUSTAH.

INTERVENTION DU CHEF ADJOINT DES AFFAIRES CIVILES DE LA MINUSTAH
Bonjour à tous. Je veux seulement prendre quelques minutes pour vous expliquer le rôle de la MINUSTAH dans cette campagne. Nous tenons également à présenter nos remerciements à tous nos partenaires parce que la campagne de vaccination s’est très bien déroulée.

Comme vous le savez, j’appartiens à une section de la MINUSTAH qui s’appelle les Affaires civiles et dans cette campagne, nous avons fait un peu de coordination entre les différentes sections de la MINUSTAH. Dans cette campagne, chacun a joué un rôle : les militaires, l’administration, la section logistique, les policiers internationaux et les Affaires civiles. Le rôle des Affaires civiles, a consisté à coordonner les activités au sein de la Mission. Un des avantages de la MINUSTAH c’est d’avoir une présence sur tout le territoire car les militaires, les UNPOL, les Affaires civiles sont dans tout le pays. Et c’est ce qui nous a permis d’appuyer cette campagne durant ces derniers mois.

Lors des premières phases, qui se sont déroulées en région, la reconnaissance sur le terrain des différents centres de santé a été effectuée par les contingents militaires sous la coordination de la Section des Affaires civiles. Ensuite, la MINUSTAH a apporté son soutien logistique en transportant les vaccins et le matériel médical dans des containers réfrigérés, en partant de Port-au-Prince vers les centres de santé retenus dans les différentes communes du pays. En tout, c’est près de 110 tonnes de matériel qui ont été distribuées par la MINUSTAH et ses partenaires, par voies terrestres et maritimes. La MINUSTAH a utilisé ses entrepôts réfrigérés pour stocker les vaccins. Enfin, en dernière phase, la Mission a procédé à la collecte de tous les déchets médicaux qui ont été générés au cours de cette campagne.

Concernant la dernière phase de cette campagne qui se déroulera dans la zone métropolitaine du 23 au 27 juin, les Affaires civiles assureront de nouveau le rôle de coordination des différents partenaires impliqués au sein de la MINUSTAH. La localisation et le recensement des centres de santé ont déjà eu lieu grâce au travail conjoint des militaires de la MINUSTAH et des employés du ministère de la Santé, encore une fois, conjointement avec nos partenaires internationaux. Pour leur part, les policiers internationaux appuieront la PNH dans la gestion des foules lors des séances de vaccination.

Je voudrais, pour terminer, souligner que cette campagne est un exemple d’efficacité de la coopération tripartite entre les agences des Nations Unies les différentes composantes de la MINUSTAH ainsi que les autorités haïtiennes, en particulier, le ministère de la Santé, de l’Education et la PNH. Encore une fois, merci à tous pour votre bon travail.

SBdlC : Nous allons ouvrir le temps des questions sur ce volet propre à la métropole sur la campagne de vaccination. Nos intervenants sont à votre disposition. N’oubliez pas de vous présenter.

 

 

 

 


QUESTIONS – REPONSES


Question 1 : Quel est le montant global dépensé dans le cadre de cette campagne de vaccination ?

Dr Henriette Chamouillet : Je peux simplement vous donner un ordre d’idées de grandeur parce que bien évidemment, il y a une grande partie qui a été faite par le soutien de la MINUSTAH sur leur fonds propre dont je ne connais pas le montant exact. De façon globale, nous avions estimé le budget prévisionnel de la campagne à environ 10 millions de dollars américains. Dans cette somme, était inclus le soutien logistique pris en charge par la MINUSTAH. Nous serons donc probablement en-dessous de ces 10 millions de dollars puisque la logistique consistait dans une grande partie de ce financement. Il me semble qu’on avait estimé la logistique à quelques centaines de milliers de dollars. Je ne me souviens pas exactement du chiffre. Il faut savoir que la logistique est sans doute une des  parties les plus difficiles dans la mise en œuvre d’une campagne de vaccination. Et c’est sans doute la raison pour laquelle on n’en fait très peu de campagnes de vaccination à travers le monde comme je le disais précédemment. Premièrement, parce qu’on pense que la première chose à faire c’est, en règle générale et quelque soit le pays, de renforcer le ministère de la santé et en particulier dans sa capacité à mettre en place les vaccinations de routine. La deuxième raison, c’est justement la difficulté logistique et le cout financier des campagnes de vaccination. Et là, on a une chance extraordinaire que la MINUSTAH soit présente dans le pays et ait accepté de collaborer à cette campagne de vaccination. Dans l’ensemble, ce qu’il faut donc retenir c’est que le budget de cette campagne est de 10 millions dollars.

Question 2 : Vous estimez que les résultats sont très bons. Vous avez parlé de certaines failles que vous avec relevées au niveau de cette campagne. Pourquoi dites-vous que les résultats sont très bons ?

Dr Henriette Chamouillet : J’ai dit que dans l’ensemble les résultats sont très bons, voire excellents dans certains endroits. Une fois que la campagne a été effectuée dans une zone on fait ce qu’on appelle un contrôle. C’est-à-dire qu’après le passage des vaccinateurs on va regarder combien de personnes ont effectivement été vaccinées, l’objectif étant d’atteindre 95%. Nous disposons des chiffres par commune dans les endroits qui ont été évalués, sachant que certains endroits n’ont pas encore été évalués. Mais dans les endroits que nous avons déjà évalués, certaines communes ont réussi à vacciner 95% des gens que nous voulions vacciner (pas de la population en entier mais de ceux que nous voulions vacciner). Dans ce cas c’est donc un succès total. Mais malheureusement dans certaines communes, et pour différentes raisons, nous n’avons même pas atteint 80% de vaccination de la population ciblée. Dans ces cas là on ne peut pas dire que c’est un succès total. Par ailleurs, en ce qui concerne le département du Sud, ce sont des problèmes techniques dus au fait que nous sommes rentrés dans la saison des pluies, qui ont retardé la campagne. C’est donc un autre problème.

Question 3 : Quelles sont les doses qui seront injectées aux enfants ? Combien d’enfants comptez-vous vacciner au cours de cette campagne ?

SBdlC : Un communiqué de l’OPS/OMS est à votre disposition avec l’ensemble des chiffres.

Question 4 : Est-ce que l’OMS/OPS est à même de dire que tous les enfants en âge d’être vaccinés dans les villes de province ont été effectivement vaccinés lors de cette campagne ?

Dr Henriette Chamouillet : C’est ce que je disais juste un peu avant. Dans des endroits nous en avons vacciné 95% et dans d’autres seulement 80%. Nous avons déjà prévu un deuxième passage pour attraper les gens qui n’ont pas eu la vaccination et ainsi augmenter la couverture vaccinale. Mais je voudrais simplement, puisque mon collègue vient de me donner les chiffres, répondre à la précédente question. Il faut savoir que la campagne n’est pas terminée puisque d’une part il manque encore une grande partie de Port-au-Prince où comme vous le savez il y a une population très importante ; et que d’autre part ce n’est que le premier passage, un deuxième passage étant prévu. Donc, nous sommes vraiment au milieu du gué, au milieu de la campagne. Alors jusqu'à présent, si on considère les enfants et les jeunes de moins de 20 ans (parce que nous avons vacciné contre la rubéole et la rougeole jusqu'aux moins de 20 ans), nous avons vaccinés à peu près 3.7 millions  enfants et jeunes de moins de 20 ans. En ce qui concerne le vaccin contre la poliomyélite, nous avons jusqu'à ce jour 800 mille enfants qui ont été vaccinés contre la polio et probablement ce chiffre devra nettement augmenter quand la campagne sera terminée à Port-au-Prince. Et nous avons 250 mille femmes, soit de Cap-Haitien soit de Port-au-Prince qui ont été vaccinées contre le tétanos. Actuellement cet objectif a été limité à ces deux localisations, mais il est absolument indispensable d’étendre cette vaccination à l’ensemble du pays prochainement. Ce sera le cas en 2009, nous avons déjà commencé les discussions de mise en œuvre de cette vaccination. Voilà les premiers chiffres globaux que je peux vous donner. Bien évidemment nous sommes aussi en possession, des résultats par commune, grâce au ministère de la Santé qui recueilli toutes les informations. 

Je voudrais en profiter pour insister sur l’importance de ce que la vaccination à Port-au-Prince soit un succès. Comme vous le savez, les maladies se transmettent beaucoup plus facilement quand on est nombreux. Comme vous le savez aussi, la situation des habitats à Port-au-Prince n’est pas idéale et est vraiment propice à la diffusion des maladies. La vaccination à Port-au-Prince commence le 23 juin et nous comptons sur vous pour faire passer le message pour que toute la semaine du 23 au 27 juin, toutes les familles emmènent leurs enfants dans les points de vaccination. Ces points de vaccination seront visualisés de deux façons : il s’agit des écoles et des points de vaccination mis à disposition par le ministère de la Santé. Je pense que la majeure partie de la population les connaît et de toute façon les vaccinateurs porteront tous les T-shirt verts que voici, ils donc seront facilement visibles. Nous comptons sur vous pour faire passer le message, parce que nous voudrions avoir le taux de couverture maximale dès le premier passage. Merci à vous tous.

SBdlC : Des drapeaux jaunes indiqueront les points de vaccination. Chers collègues de la presse, nous vous invitons à organiser, d’ici au 23 juin, un certain nombre d’émissions sur la vaccination et le docteur Chamouillet et le docteur De La Torre sont à votre disposition pour intervenir dans différentes émissions télévisées ou radios afin d’inciter la population à venir bénéficier de la campagne de vaccination.

Dr de la Torre : Je voulais simplement vous remercier de votre présence ici et de votre intérêt parce que c’est aussi dans l’intérêt de vos enfants et des enfants d’Haïti. Merci beaucoup et aidez-nous à passer le message.

SBdlC : On va libérer nos invités et continuer avec le déroulement de ce point de presse avec l’intervention de notre collègue Fred Blaise du bureau de la communication UNPOL.

INTERVENTION DU CHARGE DE COMMUNICATION DE LA UNPOL

• Le 10 juin 2008 dans la zone métropolitaine une opération spéciale PNH SWAT/UNPOL/FPU a permis d’arrêté le suspect connu sous le nom d’Aka Wilson. Il était recherché pour des cas récents de kidnapping et de meurtres.
• Le 10 juin 2008 9 Opérations spéciales  PNH/SWAT/UNPOL/FPU ont permis   d’arrêter 27 suspects dans 4 opérations ayant pour objectifs la localisation de lieux possible de détention des victimes de kidnapping.
• A Pétion-Ville, Bois Moquette le 2 Juin 2008, la PNH/UNPOL/Jordan FPU/Militaires Népalais  ont mené une opération spéciale à Bois Moquette où ils ont arrêté six suspects. Tous les suspects ont été conduits au commissariat pour les suivis de l’enquête.
• A Delmas 75, le 2 Juin 2008, PNH/UNPOL ont mené une opération spéciale. 3 suspects ont été arrêtés et 2 armes à feu ont été saisies : 1 Glock 9mm chargé de 17 cartouches/balles, et 1 Jimenez 9mm charge de 12 cartouches. Les suspects ont été transportés au commissariat pour les suivis de l’enquête.
• Cité Soleil, le 3 Juin 2008, la PNH/UNPOL/ FPU-1 Pakistanaise ont mené une opération de fouille visant ӑ libérer des victimes de kidnappings dans les zones de Boston Bélécou et Fatamlier. 11 suspects ont été arrêtés. Tous les suspects ont été transportés au commissariat de Cité Soleil pour les suivis de l’enquête.
• Croix des Bouquets, le 7 Juin 2008, l’UNPOL/PNH/FPU a mené une opération conjointe spéciale au cours de laquelle 23 suspects ont été interpellés puis emmenés au commissariat pour enquête.
• Au Cap-Haitien, le 8 Juin 2008, PNH/UNPOL ont procédé à l’arrestation de 2 personnes pour kidnapping et viol. Les suspects ont été emmenés devant un juge.
• La PNH a aussi procédé dans la localité de Saint Philomène à l’arrestation d’une personne recherchée depuis 2001 pour Kidnapping, meurtre et viol. Il a été blessé au genou droit en essayant de s’enfuir. Il a été transporté à l’hôpital Justinien pour des soins médicaux et y est maintenu sous surveillance policière.
• Bilan des arrestations du 5 au 11 Juin 2008 : la UNPOL a appuyé la PNH dans l’exécution de 117 mandats d’arrêts. 112 suspects ont également été arrêtés lors d’opérations conjointes dont 11 pour Kidnapping .

SBdlC : Quelques annonces avant de passer aux questions réponses.

 A l’occasion de l’anniversaire de la Police Nationale Haïtienne la MINUSTAH souhaite exprimer ses félicitations à la PNH pour les progrès réalisés depuis le début de la mise en œuvre du plan de réforme de la Police. Nous souhaitons également souligner l’excellente collaboration et la bonne atmosphère de coopération entre la PNH et la UNPOL.

Lors de sa visite des travaux de la nouvelle Académie de Police, en début de cette semaine, le chef de la MINUSTAH et Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, Monsieur Hédi Annabi, a pu se rendre compte des progrès réalisés et de l’engagement des partenaires internationaux dans la construction de cette académie destinée à la formation des futurs cadres de la PNH.

Beaucoup reste à faire pour parvenir à la réalisation des objectifs du plan de réforme de la Police en 2011. Atteindre ces objectifs va nécessiter une accélération des efforts en cours, et la MINUSTAH continuera d’appuyer la PNH dans ce volet indispensable de la réforme des structures garantes de l’état de droit, essentielle à la consolidation de la stabilité en Haïti.

Depuis 2 mois, aujourd’hui 12 juin,  le pays est sans gouvernement. Le représentant spécial du SG a exprimé sa préoccupation concernant cette situation qui, si elle devait perdurer, ne ferait que fragiliser les efforts qui sont faits pour progresser sur les chantiers en cours.

Enfin, mardi 17 juin, sera organisée la visite au centre de tri sélectif de Carrefour-Feuilles. Ceux qui avaient manifesté leur souhait de participer à cette visite merci de vous rapprocher, à la fin de ce point de presse, de Farah et de Pierre, pour en connaître les détails.


QUESTIONS REPONSES (suite)

Question 5 : Depuis un mois, vous avez mis à la disposition du public un numéro de téléphone, le 113, pour des appels gratuits en vue de fournir des informations qui permettront aux forces de sécurité de traquer les criminels liés au kidnapping. Comment ça marche jusqu’à présent ?
SBdlC : Je peux vous dire que cela marche très bien, pour la bonne et simple raison que nous recevons beaucoup d’appels. C’est une première étape qui est importante.  La deuxième étape consiste à traiter les appels. Nous effectuons à ce titre des vérifications sur les informations qui nous sont données de façon à pouvoir identifier les informations utiles pour le travail de la police. Les appels reçus ont donc permis l’organisation de plusieurs opérations qui ont permis la libération de victimes, mais aussi l’arrestation de personnes qui étaient suspectées dans des cas de kidnapping. Alors oui, cela fonctionne très bien. C’est un vrai signe que la population s’implique aujourd’hui, que ce n’est plus « Je wè bouch pe » mais « Je wè bouch pale ». Et c’est ce qui est important pour aider le travail de la police.

Question 6 : D’où vient le kidnapping et où va-t-il ?
Fred Blaise : Je ne connais pas son origine mais en tant que policier, j’ai la responsabilité de le combattre jusqu’à la fin.

Question 7 : Vous avez parlé d’un plan de réforme de la police nationale. J’aimerais avoir une idée du contenu de ce plan ? M. Blaise, vous avez mentionné tantôt un kidnappeur impliqué dans des cas de kidnapping récents que la police recherche. J’aimerais savoir qui ont été les victimes de ce malfrat, est-ce que vous avez assez de preuves  que cet individu est impliqué dans les cas signalés ?
SBdlC :  Sur la première question, il est prévu de vous présenter une conférence de presse spéciale sur l’appui de la MINUSTAH en matière de réforme et de renforcement des capacités de la police car le sujet est trop vaste pour qu’on puisse le traiter simplement en répondant à une question. Sur la deuxième question, vous comprendrez bien que la protection des victimes et notamment de la protection de l’identité des victimes, est quelque chose de fondamental. Il ne nous est donc pas possible de répondre à cette question.

FIN

 

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Contacts media :

Sophie Boutaud de la Combe,  Porte-parole de la MINUSTAH

Téléphones : (509) 244 20 50 – ext : 6099, 6035  Cell : (509) 478-6278

E-mail : boutaud-de-la-combe@un.org,  ou consultez le Site Internet de la Mission  au

http://www.minustah.org