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Gonaïves : débat autour des droits de l'enfant
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MINUSTAH.ORG Bureau de l'Information Publique
Publié le 06/11/2008
 

Une quarantaine d’association de la société civile ont échangé, le vendredi 6 juin 2008, sur les droits de l’enfant. Cette conférence-débat a été organisée dans le cadre de la commémoration du Jour National de l’Enfant, célébré le 8 juin. 


11 juin 2008

Une quarantaine d’association de la société civile ont échangé, le vendredi 6 juin 2008, sur les droits de l’enfant. Cette conférence-débat a été organisée dans le cadre de la commémoration du Jour National de l’Enfant, célébré le 8 juin.  Le Centre Multimédia de la MINUSTAH aux Gonaïves a servi de cadre pour cette activité. 

 «Protégeons les enfants pour une société meilleure » a été le thème de la conférence-débat à l’occasion du Jour National de l’Enfant. Elle a été animée par l’une des Substituts du Commissaire du Gouvernement des Gonaïves, Marie Paule C. Valentin, et un membre du Bureau des Affaires Civiles de la MINUSTAH dans la région, Me Queson Jean Louis.

Les échanges ont porté essentiellement sur le droit des enfants en contravention avec la loi et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Dans son intervention, M. Jean Louis a mis l’accent sur le droit des enfants à l’éducation primaire gratuite. «Etant une obligation de la Constitution haïtienne, l’Etat devrait mettre des structures pour permettre à tous les  enfants d’avoir accès librement à l’éducation  de base», a-t-il fait remarquer.

A propos de la Convention des Nations Unies relatives aux droits de l’enfant, M. Jean Louis a rappelé qu’« Haïti est signataire de ce traité  depuis en 1994. Pourtant, l’Etat haïtien n’a jamais pris de mesures concrètes pour  sa véritable mise en application ».

En guise d’illustration, le juriste a fait état de l’existence d’un seul tribunal pour enfant dans le pays. « Créée en 1961, rappelle M. Jean Louis, l’unique juridiction pour les mineurs d’Haïti se trouve à Port-Prince ».
 
Pour sa part, la substitut du Commissaire du Gouvernement, Marie Paule C. Valentin, a établi la différence entre la majorité civile et pénale. Comme le souligne-t-elle, en effet, « A partir de 16 ans, l’enfant est responsable pénalement. S’il commet une infraction ou un délit, il sera poursuivi par le tribunal des enfants ».

Autre moment fort de cette journée commémorative, la visite d’un orphelinat au centre ville des Gonaïves. Dan s ce centre d’accueil,  une soixantaine d’enfants ont exécutés des poèmes, des chants et des piécettes. Les organisateurs en ont profité pour aborder avec les enfants des sujets ayant rapport à leurs droits et devoirs.

Les tout-petits ont eu droit, a l’occasion, à des cahiers de coloriage.