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Les Capoises formées sur les infections vaginales et la violence sexuelle
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MINUSTAH.ORG Bureau de l'Information Publique
Publié le 06/10/2008
 

Une conférence-débat a été organisée le 28 mai au Centre Multimédia de la MINUSTAH de Cap-Haïtien, à l’occasion de la Journée nationale de Santé de femme haïtienne.


10 juin 2008

Une conférence-débat a été organisée le 28 mai au Centre Multimédia de la MINUSTAH de Cap-Haïtien, à l’occasion de la Journée nationale de Santé de femme haïtienne. L’objectif était de sensibiliser les femmes sur les différentes infections qui peuvent causer l’infertilité et la stérilité ainsi que sur la violence sexuelle.

La rencontre d’échanges organisée à l’occasion de la Journée nationale de Santé de femme haïtienne a été animée par l’organisme «Unité Santé Droit », avec le soutien de la Fondation panaméricaine de développement (PADF). Au cours de cette journée, les femmes ont été informées sur les mesures et les dispositions à prendre en cas de violences sexuelles et d’infections vaginales.

Le Dr Johanne Trevant, responsable de la FORESF dans la ville du Cap-Haïtien, a présenté le thème portant sur « l’Anatomie de la Femme ». Elle a expliqué les différents cas de mortalité liés au manque de soins sanitaires aux femmes enceintes. Le Dr Trevant a conseillé aux femmes de consulter de façon régulière un médecin. Ceci, à son avis, pourrait diminuer le taux de mortalité et de maladies telles que le cancer du sein ou de l’utérus.

Le gynécologue Cyrile Leconte, responsable du Service de la Maternité de l’Hôpital Universitaire Justinien du Cap-Haitien, a, pour sa part,  déconseillé aux femmes de faire usage de solution saline et d’autres produits chimiques pour leur toilette intime. Il a souligné que « les femmes qui ne respectent pas cette recommandation courent de grands risques d’infertilité et de stérilité ».

Le docteur a par ailleurs fait valoir qu’« une femme atteinte d’une tuberculose vaginale peut avoir des problèmes au niveau des trompes ». Toutefois, comme le précise-t-il, « les femmes qui ont des problèmes au niveau d’une trompe peuvent enfanter à l’aide de l’autre trompe ».

Le gynécologue a enfin souhaité que les femmes enceintes évitent la fréquentation des animaux tels que les chats. Cet animal est « porteur du virus toxoplasma, ce qui pourrait avoir de graves conséquences sur la couche », signale-t-il.

Me Smith Turenne, du Barreau des avocats du Cap-Haïtien, a quant à lui présenté les six types de violence : violence organisée, sexuelle, morale, psychologique, physique et économique. Il a enfin défini « la violence comme tout comportement qui n’est pas conforme à la loi, à la morale et aux mœurs ».

Un effectif de 73 personnes issues d’une trentaine d’associations de femmes dont 65 femmes et 8 hommes ont participé à cette rencontre.