Les responsables de la Fondation J’Aime Haïti ont organisé, le 28 mars, aux Gonaïves, un atelier de réflexion autour du thème « Men nan men ak moun andikape »/ (Main dans la main avec les personnes handicapées). Cette action a été conduite de concert avec la secrétairerie d’Etat à l’Intégration des personnes handicapées.
Tenue au Centre Multimédia des Gonaïves, cette activité avait pour objectif de sensibiliser les participants sur la capacité des personnes handicapées. Une trentaine de personnes, pour la plupart des non voyants, y ont répondu présents.
Le vice-président de J’Aime Haïti, Gérald Junior Oriol, la secrétaire exécutive de la Secrétairerie d'Etat à l'intégration des personnes handicapées, Guerline Dardignac, et Diallo Mamadou Saliou, du bureau des Droits de l’Homme de la MINUSTAH aux Gonaïves, ont animé les débats.
Lors de son intervention, Mme Dardignac a fait savoir que l’on progresse vers la mise en place d’un cadre légal pour les « personnes à capacité limitée dans le pays ». « Nous travaillons actuellement sur plusieurs propositions de lois en faveur des handicapés. Elles devront être acheminées à l’Exécutif qui les soumettra au Parlement », a-t-elle précisé.
Pour sa part, le Vice-président de J’Aime Haïti, M. Oriol a encouragé les participants à combattre la stigmatisation et à surmonter leur handicap. Il a soutenu que « les vrais handicaps sont les barrières érigées par la société et le manque d’infrastructure facilitant l’intégration des personnes vivant avec un handicap dans le pays ».
M. Oriol en a profité pour parler d’œuvres remarquables réalisées par des personnes frappées d’handicaps à travers l’histoire de l’humanité.
De son coté, l’officier des Droits de l’homme du bureau régional de la MINUSTAH aux Gonaïves, Diallo Mamadou Saliou, a mis l’accent sur diverses conventions et déclarations relatives aux droits des handicapés à travers le monde. Il s’agit de la « Convention relative au droits de personnes handicapées » du 13 décembre 2006 et deux autres déclarations publiées également par l’ONU en 1971 et en 1975.
Les participants ont profité de cette rencontre pour présenter leurs doléances. Ils ont dénoncé notamment différents aspects de la discrimination dont ils sont victimes. Ils ont également déploré l’absence d’infrastructures devant faciliter leur intégration en toute indépendance dans la société haïtienne.
Notons que cette activité s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale de sensibilisation en faveur des personnes handicapées initiée par la Fondation J’Aime Haïti. Les dix principales villes d’Haïti ont été touchées dans le cadre de cette campagne.