Les défis de la participation des femmes à la politique a été le thème retenu par le Bureau des Questions de Genre et la Section de Assistance Electorale de la MINUSTAH pour l’organisation d’une journée de réflexion, le 31 mars, au Centre Multimédia. Une cinquantaine de représentantes d’organisations féminines et d’autres associations de la société civile ont identifié les obstacles qui empêchent aux femmes d’être plus actives dans la vie politique du pays et proposé des pistes de solutions.
Marie Françoise Vital Metellus, de l’Unité Genre, et Veronica Espinosa, de la Section Assistance Electorale, ont abordé la problématique de la participation des femmes en politique en partant du vécu des participantes, révélé à travers le partage de leurs expériences.
Après avoir passé en revue les causes les plus courantes de la faible participation des femmes, il a été demandé à l’assistance d’identifier des pistes de solutions précises. «Il faut que les femmes trouvent elles mêmes des solutions aux barrières qui les empêchent de participer équitablement dans la vie socioéconomique et politique du pays. C’est la seule façon de leur faire comprendre pourquoi et comment il faut agir», ont-elles soutenu.
Le niveau d’instruction en général moins élevé que celui de l’homme et le rôle de la femme au sein de la famille ont été parmi les principaux obstacles soulevés. «Il est plus probable qu’une femme des Cayes décide de travailler dans sa commune en postulant pour un poste local qu’une femme, à Port-au-Prince, brigue un mandat de député», a fait remarquer un membre de l’assistance.
Des pistes de solution ont été dégagées comme la nécessité de sensibiliser les institutions étatiques pour l’établissement d’une politique de recrutement plus équitable, ou encore, promouvoir la candidature des femmes à des postes électifs.
Les discussions ont aussi mis en relief la nécessité pour les institutions étatiques d’investir dans l’éducation féminine en mettant sur pied des centres de formation et des institutions accessibles aux femmes.
Murielle Présulmé, Directrice du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme, a encouragé les femmes à s’organiser et à entreprendre des activités génératrices de revenues, leur permettant d’accroître leur indépendance économique et éventuellement la possibilité de prendre part à la vie politique du pays.