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Des associations formées sur les méthodes de traitement de l’eau
MINUSTAH.ORG  | Date de Publication:  03/20/2008 | Articles Divers | MINUSTAH.ORG
20 mars 2008

Le Centre multimédia du Cap-Haitien a accueilli, le mercredi 19 mars, un séminaire sur les méthodes de traitement de l’eau.  Organisé en prélude à la Journée Mondiale de l’eau, le 22 mars, ce séminaire a réuni 72 personnes, dont 19 femmes, issues de vingt-neuf associations.

Le séminaire réalisé conjointement par le Ministère de la Santé publique (MSPP) et l’ONG OXFAM/GB a vu Mme Guettie Noël, une technicienne du Ministère, mettre en évidence les maladies liées à l’utilisation de l’eau de mauvaise qualité. « Typhoïde, diarrhée, choléra, fièvres, etc. sont des maladies  liées à la mauvaise qualité qui explosent très souvent les statistiques des centres de santé du pays », a fait remarquer Mme Noël.  Cinq groupes ont été formés pour réaliser des travaux pratiques sur les différentes voies de contamination  liées à l’eau non potable et les stratégies de prévention.

Mme Noël a par ailleurs passé en revue les différentes méthodes de traitement de l’eau et conseillé notamment aux femmes de bien traiter l’eau qu’elles donnent à leurs enfants. Aussi, a-t-elle présenté le  traitement de l’eau par ébullition, qui doit se faire entre 15-30 minutes, par iode, par rayons ultraviolets, par raquette douce (une variété de cactus), par filtration ainsi que par le chlore et ses dérivés. Elle a souligné que « pour le traitement au chlore, il faut quatre gouttes par gallon d’eau. Quant au traitement par Aquatab (tablette effervescente de purification d’eau, il en faut une par gallon ».

Intervenant, pour sa part, sur la question de l’eau, le directeur du projet Eau-cap de l’OXFAM, Amara Kone, a surtout insisté sur la consommation de l’eau potable et son rôle dans l’organisme humain. « Le poids de l’homme est constitué de 70% d’eau, c’est pourquoi nous devons faire attention à la qualité de l’eau que nous utilisons pour la consommation, la lessive et la vaisselle », a signalé en effet M. Kone.

Le responsable de l’OXFAM a aussi souligné les conséquences du déboisement dans la pénurie d’eau dans le monde, notamment en Haïti.  M. Kone a expliqué que « le déboisement est un danger pour la ressource en eau » et plaidé pour l’implication de la population, de l’Etat et des ONG dans la gestion efficace de cette ressource naturelle. De poursuivre, l’intervenant a rappelé que selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « 80 % des maladies contractées dans les pays pauvres sont dues à la mauvaise qualité de l’eau ».

Dans les séances de travail en groupe organisées à l’issue des présentations, l’accent a été mis sur la sensibilisation et l’éducation civique de la population sur les méthodes de traitement de l’eau et les moyens de prévention à mettre en œuvre pour éviter les maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau.

L’Oxfam/GB contribue à hauteur de six millions de dollars à la réhabilitation partielle du système hydraulique de la commune de Cap-Haïtien.