Un atelier de formation sur la lutte contre la discrimination et la stigmatisation sur les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) a été organisé le 12 mars, au Centre Multimédia de Port-de-Paix (Nord-Ouest), au profit de membres d’associations et de la société civile de la ville. Au total, 35 personnes ont pris part à cet atelier.
Un atelier de formation sur la lutte contre la discrimination et la stigmatisation sur les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) a été organisé le 12 mars, au Centre Multimédia de Port-de-Paix (Nord-Ouest), au profit de membres d’associations et de la société civile de la ville. Au total, 35 personnes ont pris part à cet atelier.
Cette activité avait pour objectif principal de fournir aux PVVIH un ensemble d’informations de manière à renforcer leurs capacités à communiquer en public et à mieux vivre leur séropositivité.
L’un des intervenants, Rose Marie Jacques Louis, de l’Unité VIH/SIDA de la MINUSTAH, a indiqué que dans le cadre de la lutte contre la stigmatisation et la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH/SIDA, son Unité a engagé des consultants membres d’organisations de PVVIH pour témoigner au cours des sessions de formation sur le VIH/SIDA à la MINUSTAH.
« Cette expérience a eu une incidence positive sur les participants et a incité plus de personnes à visiter les centres de dépistage volontaire et confidentiel établis par les Nations Unies », a-t-elle affirmé.
Mme Béatrice Dalencourt Turnier, de l’ONUSIDA a expliqué, pour sa part, que la stigmatisation est exprimée par des paroles, des pensées, des attitudes qui vont de l’indifférence à la violence, en passant par la moquerie, la grossièreté, le refus de toucher, le rejet. Aussi, la stigmatisation est liée à notre manière de percevoir un individu ou un groupe d’individus, et elle est une construction sociale.
Mme Turnier a également rappelé que la discrimination est un processus par lequel un individu ou groupe d’individus, décide d’exclure une personne possédant un attribut jugé indésirable ou considéré comme socialement discréditant. C`est aussi l’utilisation du pouvoir à travers des organisations, des lois et des systèmes dans le but d’imposer des comportements de rejet et ainsi créer des situations intolérables, invivables et injustes pour la personne.
Différents exemples de stigmatisations et de discriminations ont été donnés par Mme Dalencourt tels : « dire que les PVVIH sont méchants, les traiter comme si leur vie n’avait plus de valeur, penser que les PVVIH n’ont pas d’avenir, refuser de serrer la main a un PVVIH, ne pas inclure une personne dans des activités sociales à cause de son statut positif, révoquer une personne à cause de son statut sérologique ».
Cette rencontre a aussi été marquée par différents témoignages de PVVIH. «Je vis avec le SIDA depuis près de 5 ans, et j’ai déjà mis au monde 3 enfants exempts de la maladie parce que j’ai respecté la posologie des médicaments prescrits par mon médecin», a révélé Adeline Vixamar, âgée de 26 ans.
Un des témoignages les plus frappants a été celui de Viergela Brave. Elle a confié : «j’ai été très choquée en apprenant que j’étais séropositive mais j’ai fini par l’accepter. C’est une maladie comme toutes les autres, il suffit de prendre les médicaments. Grâce à cette formation, j’ai aussi compris que le SIDA n’est pas la fin d’une vie, mais plutôt la fin d’un style de vie».