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La société civile commémore la Journée internationale de la Femme à Jérémie
MINUSTAH.ORG  | Date de Publication:  03/11/2008 | Articles Divers , Centre Multimédia , Jérémie : Centre Multimédia | MINUSTAH.ORG
11 mars 2008

 Le 7 mars, le Centre Multimédia de Jérémie a accueilli un colloque organisé en prélude à la Journée Mondiale de la Femme. Cette rencontre réunissait une cinquantaine de participants venus de diverses organisations de la société civile et des institutions publiques.

A cette activité sont intervenus Mme Gladys Saint-Jean, Directrice régionale du Ministère à la Condition Féminine, Mme Anne-Marie Eteb, Coordonnatrice de la Section des droits humains de la MINUSTAH  à Jérémie et Me Joël Dominique, du Bureau des Affaires Civiles de la Mission. Dans son discours de circonstance, Mme Eteb a encouragé la société civile et l’Etat à redoubler d’efforts dans la prise d’initiatives en faveur des droits des femmes.

Mme Eteb a également procédé à la lecture du message du Secrétaire général des Nations Unies en la circonstance. Citant le responsable de l’ONU, Anne-Marie Eteb a déclaré  que « Nous tous, membres de la communauté internationale – gouvernements, organisations multilatérales, institutions bilatérales et secteur privé –, devons calculer le coût économique des inégalités persistantes entre hommes et femmes, ainsi que les ressources requises pour y faire face».

La directrice régionale du Ministère à la Condition féminine, Mme Gladys Saint-Jean, a pour sa part mis l’emphase sur les acquis et les perspectives de la lutte pour l’émancipation des femmes. Elle a rappelé que, dans cette lutte, les femmes haïtiennes pas enregistré uniquement des échecs, elles ont aussi obtenu des avancées très importantes. Elle en veut pour preuve le droit de vote et le droit de propriété des biens meubles et immeubles dans le mariage, qui, pendant longtemps, étaient réservé exclusivement aux hommes.

 Par ailleurs, Mme Gladys Saint-Jean a mis l’accent sur « la santé des femmes qui reste préoccupante en Haïti ». « Ce problème constitue une priorité pour le Ministère à la Condition féminine. A partir de cette année, la protection de l’environnement  fera aussi partie intégrante de notre plaidoyer et de nos actions», a-t-elle poursuivi.

Pour sa part, Me Johel Dominique a expliqué aux participants le thème de la journée : Investir dans les femmes et dans les filles. « Les Nations Unies veulent que les Etats passent de la parole aux actes. Le temps n’est plus aux beaux discours des responsables étatiques sur les droits des femmes mais aux actions concrètes qu’ils poseront dans le cadre de leur politique gouvernementale », a-t-il fait souligné. 

Quant à Mme Aurore Laine, Membre du Réseau des Femmes Politiques, elle est intervenue sur la participation féminine dans la vie politique en Haïti. Pour elle, « il y a  certains acquis en ce sens, mais cela ne suffit pas. Il faut travailler davantage pour une meilleure représentativité des femmes dans la vie politique du pays. »

Par ailleurs, la représentante du Réseau des Femmes Politiques a fait remarquer que les obstacles à l’implication politique des femmes viennent parfois de leur foyer. « Les maris ont souvent tendance à influencer le choix politique de leur épouse. Certains ne sont pas favorables à ce que les femmes s’impliquent dans la vie politique, car, selon eux, cela peut rendre les femmes arrogantes et autoritaires. Cette façon de voir est loin de la réalité dans la mesure où elle veut masquer la vérité en faisant prendre une idée préconçue pour une vérité », a-t-elle indiqué.

Le colloque a pris fin avec la projection d’un documentaire sur l’équité de genre et les droits de la femme.