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Cayes : l’intégration des handicapés au centre d’un débat
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MINUSTAH.ORG Bureau de l'Information Publique
Publié le 02/19/2008
 

La problématique de l’intégration sociale des personnes handicapées a été au cœur d’une rencontre organisée, le 30 janvier, par le Centre multimédia de la MINUSTAH des Cayes, la Fondation « J’Aime Haïti » et ses partenaires. Plus de soixante personnes y ont pris part. Les difficultés d’intégration, mais également les actions menées en vue d’une amélioration de la situation des personnes vivant avec un handicap ont été à l’ordre du jour.


19 février 2008

La problématique de l’intégration sociale des personnes handicapées a été au cœur d’une rencontre organisée, le 30 janvier, par le Centre multimédia de la MINUSTAH des Cayes, la Fondation « J’Aime Haïti » et ses partenaires. Plus de soixante personnes y ont pris part. Les difficultés d’intégration, mais également les actions menées en vue d’une amélioration de la situation des personnes vivant avec un handicap ont été à l’ordre du jour.

Les diverses difficultés auxquelles font face les handicapés en Haïti ont été débattues lors de cette rencontre. A l’occasion, il a été rappelé que seulement 3% des 800.000 personnes vivant avec un handicap en Haïti sont scolarisées. D’autres exemples d’obstacles à l’intégration sociale des personnes handicapées en Haïti ont été rapportés, telles les difficultés d’embauche, la stigmatisation, entre autres.

Pourtant, selon la plupart des animateurs de la rencontre, l’handicap n’est pas un problème en soi. En effet, pour le coordonateur du Réseau National Associatif pour l’Intégration des Personnes Handicapées (RANIF), Pierre Renel Moise, « ce n’est pas la déficience qui handicape la personne, mais la société, quand elle ne lui permet pas de jouir pleinement de tous ses droits ».

Ce point de vue est aussi partagé par le responsable de la Fondation « J’Aime Haïti», Gérald Oriol Jr, lui-même vivant avec un handicap moteur. « L’handicap  n’est pas signe d’incapacité », a-t-il soutenu dans son intervention, dans le cadre de la campagne de sensibilisation « Men nan Men ak moun andikape » menée par la dite Fondation.

La société peut et doit agir ont, par ailleurs, fait remarquer les intervenants. Certaines actions déjà faites en faveur d’une plus grande intégration des personnes handicapées ont ainsi été mises en exergue.

La représentante départementale de la Société Haïtienne d’Aide aux Aveugles (SHA), Mme Valnord Louis, a rappelé que son organisation permet à plusieurs non-voyants de fréquenter des centres éducatifs spécialisés. De son coté, le responsable de l’Association l’Arche des Handicapés, Antonine Petit,  au cours de son intervention,  a précisé que l’Association a déjà aidé de nombreux enfants handicapés à recevoir une éducation adaptée à leurs besoins spécifiques.

Un débat a suivi les différentes présentations au cours duquel les participants et la Fondation j’Aime Haïti ont fait ressortir la nécessité de créer un plus large réseau de personnes handicapées aptes à mieux défendre leur place et leur rôle dans la société. Ce réseau déjà baptisé « Men nan Men » a pour vocation d’œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie de personnes à besoins spéciaux. Il permet entre autres aux associations membres de pouvoir échanger informations et expériences via un site Internet.