UNPol – Police des Nations Unies

Présentation

Affirmant son attachement à la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité d’Haïti, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé par sa résolution 1542 (30 avril 2004) d’établir la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH). Le conseil a également décidé que la MINUSTAH aurait une composante civile et une composante militaire : la composante civile comprendra un effectif maximum de 1622 policiers civiles, incluant des conseillers et des unités de police constituées et une composante militaire fort de 6700 soldats de tous rangs.

Mandat

Dans cette résolution, en vertu du Chapitre VII de la Charte de l’ONU, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé que la composante de police civile de la MINUSTAH devrait avoir le mandat suivant:

  • Dans le cadre de soutient au Gouvernement de transition, faire en sorte qu’un environnement sûr et stable à l’intérieur du processus constitutionnel et politique en Haïti puisse se concrétiser;
  • Assister le Gouvernement de transition dans le cadre de la régulation, la restructuration ainsi que la réforme de la Police Nationale Haïtienne, conformément aux normes d’une police démocratique, notamment grâce au contrôle de moralité et la certification de son personnel, de pouvoir des conseils sur sa réorganisation et sa formation, incluant des formation sur le genre, ainsi que le suivi des formation pourvu aux membres de la police haïtienne
  • Assister le Gouvernement de transition, en particulier la Police nationale haïtienne, dans le cadre d’un programme complet et durable de désarmement de démobilisation et de réintégration DDR) de tous les groupes armés, y compris les femmes et les enfants associés à ces groupes, ainsi que le contrôle des armes et des mesures de sécurité publique
  • Aider au rétablissement et au maintien de la primauté du droit, de sécurité et l’ordre public en Haïti à travers notamment l’allocation d’un appui opérationnel à la Police nationale et la Garde côtière haïtienne, incluant son renforcement institutionnel, et le rétablissement du système correctionnel;
  • Protéger le personnel, les locaux, les installations et équipements des Nations Unies en assurant sécurité et liberté de circulation de son personnel, en tenant compte de la responsabilité fondamentale du gouvernement de transition à cet égard;
  • Protéger les civils sous menace imminente de violence physique, à l’intérieur de son enceinte et de ses zones de déploiement, sans préjudice aux responsabilités du Gouvernement de transition et des autorités policières.

Dans ses résolutions ultérieures, le Conseil de sécurité avait salué la contribution de la MINUSTAH aux efforts du Gouvernement Haïtien dans le cadre de renforcement des ses capacités institutionnelles à tous les niveaux, y compris un état de droit. Elle exhorte la MINUSTAH à continuer à pourvoir son appui à la PNH autant qu’il sera nécessaire pour assurer la sécurité en Haïti. Il encourage également la MINUSTAH et le Gouvernement Haïtien à continuer à prendre des mesures de dissuasion concertées pour diminuer davantage le niveau de criminalité et de violence, notamment par une mise en œuvre améliorée du plan de réforme de la PNH, conformément à son mandat, et à continuer à aider le Gouvernement dans la réforme et la réorganisation de la Police nationale.

Le Conseil de sécurité a invité les États membres, y compris les États voisins et régionaux, à renforcer, en coordination avec la MINUSTAH, leur engagement avec le gouvernement Haïtien en vue d’aborder les problématiques liées aux trafics illicites transfrontaliers de personnes, en particulier les enfants, au trafic de la drogue, d’armes et à d’autres activités illégales. Il les aussi invité à contribuer au renforcement des capacités de la PNH dans ces domaines, notamment par la mise à disposition par la MINUSTAH de l’expertise technique en faveur des efforts visant à mettre en œuvre une approche intégrée de gestion des frontières, tout en mettant l’accent sur le renforcement des capacités de l’État. Il souligne également la nécessité d’un soutien international coordonné pour les efforts du Gouvernement dans ce domaine.

Le Conseil de sécurité a aussi reconnu la nécessité pour la MINUSTAH de poursuivre ses efforts pour patrouiller les zones frontalières maritimes et terrestres, à l’appui des activités de sécurité à la frontière menées par la PNH, et il a encouragé la MINUSTAH à poursuivre les discussions avec le Gouvernement Haïtien et les États membres visant à évaluer les menaces envers les frontières terrestres et maritimes d’Haïti.

En réaction aux conséquences dévastatrice du séisme ayant ravagé Haïti le 12 janvier 2010, le Conseil de sécurité dans sa Résolution 1908 (2010) a décidé d’augmenter l’effectif des forces de la MINUSTAH a tous les niveaux, dans le but de supporter les efforts de rétablissement, de reconstruction et de stabilisation. Ainsi la MINUSTAH serait constitué d’une composante militaire comptant jusqu’à 8.940 militaires, tous grades confondus, et une composante de police comptant jusqu’à 3.711 policiers.

Séisme du 12 Janvier 2010

La Police de la MINUSTAH a été touchée par le tragique tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 Janvier 2010. Dix huit officiers de police onusienne, dont le commissaire de police provisoire, ont perdu leur vie au service de la paix et son siège a été complètement détruit.

Les policiers de la MINUSTAH ont commencé les opérations de sauvetage après le désastre et sont entrés en action pour aider la Police Nationale Haïtienne qui a perdu 68 de ses membres dans la catastrophe, tout en effectuant des patrouilles dans les rues de la capitale, Port-au-Prince et dans d’autres régions du pays.

Le commandement de la police onusienne en Haïti a remis le site de l’ancien camp de la police jordanienne à la PNH, dont le siège a été détruit dans la catastrophe qui a causé la mort de quelque 200.000 personnes et laissé d’autres 2 millions dans le besoin d’assistance nécessité.

Immédiatement après le séisme, l’ONU se précipita pour identifier les besoins les plus urgents pour la Police Haïtienne, y compris l’équipement anti-émeute et de nouveaux uniformes à la suite de l’évasion de prison dans la capitale, au cours de laquelle des milliers de criminels ont pris la fuite, certains avec la tenue professionnelle appartenant à la PNH.

Les officiers de la MINUSTAH ainsi que de la PNH conduisent des opérations de sécurité quotidiennes en appui à la distribution de l’aide humanitaire à Port-au-Prince, Cap Haïtien, Jacmel, Léogane et d’autres zones touchées.

Police des Nations Unies – UNPol

Présentation

Affirmant son attachement à la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité d’Haïti, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé par sa résolution 1542 (30 avril 2004) d’établir la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH). Le conseil a également décidé que la MINUSTAH aurait une composante civile et une composante militaire : la composante civile comprendra un effectif maximum de 1622 policiers civiles, incluant des conseillers et des unités de police constituées et une composante militaire fort de 6700 soldats de tous rangs.

Mandat

Dans cette résolution, en vertu du Chapitre VII de la Charte de l’ONU, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé que la composante de police civile de la MINUSTAH devrait avoir le mandat suivant:

  • Dans le cadre de soutient au Gouvernement de transition, faire en sorte qu’un environnement sûr et stable à l’intérieur du processus constitutionnel et politique en Haïti puisse se concrétiser;
  • Assister le Gouvernement de transition dans le cadre de la régulation, la restructuration ainsi que la réforme de la Police Nationale Haïtienne, conformément aux normes d’une police démocratique, notamment grâce au contrôle de moralité et la certification de son personnel, de pouvoir des conseils sur sa réorganisation et sa formation, incluant des formation sur le genre, ainsi que le suivi des formation pourvu aux membres de la police haïtienne
  • Assister le Gouvernement de transition, en particulier la Police nationale haïtienne, dans le cadre d’un programme complet et durable de désarmement de démobilisation et de réintégration DDR) de tous les groupes armés, y compris les femmes et les enfants associés à ces groupes, ainsi que le contrôle des armes et des mesures de sécurité publique
  • Aider au rétablissement et au maintien de la primauté du droit, de sécurité et l’ordre public en Haïti à travers notamment l’allocation d’un appui opérationnel à la Police nationale et la Garde côtière haïtienne, incluant son renforcement institutionnel, et le rétablissement du système correctionnel;
  • Protéger le personnel, les locaux, les installations et équipements des Nations Unies en assurant sécurité et liberté de circulation de son personnel, en tenant compte de la responsabilité fondamentale du gouvernement de transition à cet égard;
  • Protéger les civils sous menace imminente de violence physique, à l’intérieur de son enceinte et de ses zones de déploiement, sans préjudice aux responsabilités du Gouvernement de transition et des autorités policières.

Dans ses résolutions ultérieures, le Conseil de sécurité avait salué la contribution de la MINUSTAH aux efforts du Gouvernement Haïtien dans le cadre de renforcement des ses capacités institutionnelles à tous les niveaux, y compris un état de droit. Elle exhorte la MINUSTAH à continuer à pourvoir son appui à la PNH autant qu’il sera nécessaire pour assurer la sécurité en Haïti. Il encourage également la MINUSTAH et le Gouvernement Haïtien à continuer à prendre des mesures de dissuasion concertées pour diminuer davantage le niveau de criminalité et de violence, notamment par une mise en œuvre améliorée du plan de réforme de la PNH, conformément à son mandat, et à continuer à aider le Gouvernement dans la réforme et la réorganisation de la Police nationale.

Le Conseil de sécurité a invité les États membres, y compris les États voisins et régionaux, à renforcer, en coordination avec la MINUSTAH, leur engagement avec le gouvernement Haïtien en vue d’aborder les problématiques liées aux trafics illicites transfrontaliers de personnes, en particulier les enfants, au trafic de la drogue, d’armes et à d’autres activités illégales. Il les aussi invité à contribuer au renforcement des capacités de la PNH dans ces domaines, notamment par la mise à disposition par la MINUSTAH de l’expertise technique en faveur des efforts visant à mettre en œuvre une approche intégrée de gestion des frontières, tout en mettant l’accent sur le renforcement des capacités de l’État. Il souligne également la nécessité d’un soutien international coordonné pour les efforts du Gouvernement dans ce domaine.

Le Conseil de sécurité a aussi reconnu la nécessité pour la MINUSTAH de poursuivre ses efforts pour patrouiller les zones frontalières maritimes et terrestres, à l’appui des activités de sécurité à la frontière menées par la PNH, et il a encouragé la MINUSTAH à poursuivre les discussions avec le Gouvernement Haïtien et les États membres visant à évaluer les menaces envers les frontières terrestres et maritimes d’Haïti.

En réaction aux conséquences dévastatrice du séisme ayant ravagé Haïti le 12 janvier 2010, le Conseil de sécurité dans sa Résolution 1908 (2010) a décidé d’augmenter l’effectif des forces de la MINUSTAH a tous les niveaux, dans le but de supporter les efforts de rétablissement, de reconstruction et de stabilisation. Ainsi la MINUSTAH serait constitué d’une composante militaire comptant jusqu’à 8.940 militaires, tous grades confondus, et une composante de police comptant jusqu’à 3.711 policiers.

Séisme du 12 Janvier 2010

La Police de la MINUSTAH a été touchée par le tragique tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 Janvier 2010. Dix huit officiers de police onusienne, dont le commissaire de police provisoire, ont perdu leur vie au service de la paix et son siège a été complètement détruit.

Les policiers de la MINUSTAH ont commencé les opérations de sauvetage après le désastre et sont entrés en action pour aider la Police Nationale Haïtienne qui a perdu 68 de ses membres dans la catastrophe, tout en effectuant des patrouilles dans les rues de la capitale, Port-au-Prince et dans d’autres régions du pays.

Le commandement de la police onusienne en Haïti a remis le site de l’ancien camp de la police jordanienne à la PNH, dont le siège a été détruit dans la catastrophe qui a causé la mort de quelque 200.000 personnes et laissé d’autres 2 millions dans le besoin d’assistance nécessité.

Immédiatement après le séisme, l’ONU se précipita pour identifier les besoins les plus urgents pour la Police Haïtienne, y compris l’équipement anti-émeute et de nouveaux uniformes à la suite de l’évasion de prison dans la capitale, au cours de laquelle des milliers de criminels ont pris la fuite, certains avec la tenue professionnelle appartenant à la PNH.

Les officiers de la MINUSTAH ainsi que de la PNH conduisent des opérations de sécurité quotidiennes en appui à la distribution de l’aide humanitaire à Port-au-Prince, Cap Haïtien, Jacmel, Léogane et d’autres zones touchées.

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